
De toutes les chapelles de Ploemel, c'est la plus petite, la plus humble, la plus simple. La façade occidentale , aveugle, est surmontée d'un clocheton à baie cintrée dominé par la croix. On accède à la cloche par un escalier aux degrés bien accusés La façade méridionale est percée d'une minuscule fenêtre rectangulaire, une porte en anse de panier moulurée dans son arc et chanfreinée le long des piedroits, un oculus et encore une petite fenêtre cintrée. Au linteau de la port on lit la date de 1819 qui ne peut être que celle d'une restauration car son style accuse l'extrême fin du XVIè siècle. la fenêtre du chevet est garni d'un remplage fleurdelisé. Au nord s'ouvre une porte en plein cintre.
Suite à sa restauration, la chapelle de Saint Cado a retrouvé un sol dallé, des murs blanchis, sauf au chevet où la pierre demeure apparente, lambris peint en bleu clair au-dessus des vieilles poutres à têtes de crocodiles, vitrail de saint Cado dans la fenêtre axiale. L'ancien autel de pierre reste adossé au mur, dégagé de tout ornement. Sur la façe antérieure on peut voir deux blasons martelés. Sur l'un deux, on devine le cerf passant qui doit être de Chohan de Coëtcandec. La croix doré, qui le surmonte, vient de Notre-Dame de Recouvrance. On trouve dans la chapelle les statues de saint Cado et sainte Hélène, toutes deux offertes par le recteur de Plouharnel, Terrien. La première en 1880 en ex-voto.
De l'ancienne statuaire on a conservé un Père Eternel en majesté, un évêque mutilé de toute la partie inférieure de son corps (peut-être saint Cado), un Crucifix aux bras horizontaux et aux jambes raides, le visage impassible.
La fontaine est très simple comme la chapelle. Un muret en arrière et deux piles quadrangulaires en avant supportent une plateforme sur laquelle se dresse une pyramide cantonnée de petits pinacles à boule. L'eau s'écoule dans un bassin terminé en hémicycle au bord duquel se trouve plantée une stèle antique.
Le pardon a lieu le troisième dimanche de septembre.